Le prix Histoire

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Prix  Histoire – Fondation Maison de Bourbon

La Fondation Maison de Bourbon, abritée par la Fondation de France, a créé un Prix Histoire annuel destiné à valoriser un ouvrage qui contribue à faire mieux connaître l’histoire de France et l’héritage des rois de France.
Ce prix entend soutenir les historiens dont les travaux permettent d’éclairer, auprès d’un large public, la richesse et la permanence de l’histoire monarchique française.

Ce prix distingue un ouvrage grand public, publié dans l’année qui précède sa remise, et récompense un travail de recherche accessible, rigoureux et capable de toucher un public large.

Le jury chargé de décerner le prix récompensant un livre d’histoire est composé de cinq à sept membres, placés sous la présidence du Professeur Demouy. Cette instance se distingue par sa pluridisciplinarité et son exigence scientifique. Elle réunit des historiens reconnus pour la qualité de leurs travaux, issus aussi bien du monde universitaire que des institutions culturelles. 

Réuni plusieurs fois dans l’année, le jury examine chacun des ouvrages avec indépendance et impartialité, en tenant compte de la qualité des sources, de la rigueur de l’analyse, de l’originalité de l’approche et de l’accessibilité du propos. L’ensemble de ces compétences complémentaires permet de distinguer, au terme des délibérations, un livre dont la contribution à la compréhension du passé marque véritablement le paysage historiographique contemporain.

Préparation du 4ème Prix Histoire de la Fondation Maison de Bourbon

Pour l’édition 2026, sept ouvrages ont été retenus par les membres du jury de la Fondation Maison de Bourbon suite à la réunion de travail du 9 mars 2026.

Les 7 ouvrages qui ont été retenus pour la sélection du Prix Histoire 2026 sont

(par ordre alphabétique des auteurs) :

Turenne génie militaire et mentor de Louis XIV, par Arnaud Blin, éditions Tallandier et Ministère des Armées

Considéré par Napoléon comme le plus grand général des temps modernes, Turenne fut l’un des rares hommes de guerre à s’être constamment réinventé, depuis ses débuts pendant la guerre de Trente Ans jusqu’à sa mort en campagne à un âge avancé. Après sa disparition, son influence ne cessa de grandir. Stratège et génie des armes, Turenne fut aussi un fin politique qui servit de mentor au jeune Louis XIV. Face aux princes et au Grand Condé, il sauva le roi pendant la Fronde. Protestant mais fidèle au roi catholique, Hollandais par sa mère Élisabeth de Nassau, Turenne était un personnage singulier dans une France qui se relevait tout juste de l’horreur des guerres de Religion et dans l’Europe de la guerre de Trente Ans.


Distribuer l’argent du roi au XVIIIe siècle, par Benoît Carré, Presses Universitaires du Septentrion

Sous l’Ancien Régime, les finances publiques étaient nimbées de secret jusqu’au jour où Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses du royaume. Le public découvrit alors le détail des dépenses réparties entre ce qui relevait des services à payer (armée, justice, voirie…) et ce qui est moins connu de nos jours, les gratifications.  Il y avait, en effet, de nombreuses pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse qui occupait les charges publiques mais aussi les militaires (soldes) leurs veuves ou orphelins, tout un ensemble de personnes pensionnées dont bien évidemment les serviteurs de la Couronne et du Roi. Tout cela dans un système plus ou moins viager. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale souvent caricaturée qui liait le roi aux nombreux bénéficiaires, l’auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l’Ancien Régime et, ce qui est novateur,  retrace la genèse de ce qui peut être considéré comme le premier système de retraite de la fonction publique d’État.

  François 1er, roi chevalier, roi mécène  par Maxence Hermant, éditions de la BNF :

Grâce aux collections de la Bibliothèque nationale de France, le temps du plus célèbre monarque de la dynastie des Valois peut être relu à la lumière de documents inédits ou méconnus : portraits de ses courtisans, somptueux livres et manuscrits enluminés de sa bibliothèque privée, archives de ses proches et lettres de sa famille forment un extraordinaire corpus, offrant un nouveau regard sur la Renaissance.


  La couronne poétique de Charles Dix suivie d’une version inédite du Chant du sacre de Lamartine, par Romain Jalabert et Pierre Florac, éditions Classiques Garnier

Une belle édition savante de tous les auteurs classiques présents par leurs œuvre au Sacre de Charles X, formant une anthologie qui deviendra incontournable.  Un beau complément à tout ce qui a été produit à l’occasion du bicentenaire du sacre de 1825. Un beau chef d’œuvre d’érudition.

 Les Bourbons dans la révolution 1789-1830, par Maria-Sofia Mormile, éditions Armand Colin

Malgré les vicissitudes de l’exil, la famille reste unie même si les personnalités fortes du Comte de Provence et du Duc d’Artois, amènent à des attitudes parfois différentes. Mais au-delà une unité existe entre tous les princes des différentes branches. Les attitudes des frères du Roi Louis XVI, celles des Condé et celles des orléans avec leurs évolutions sont analysées par l’auteur à travers les sources des archives privées des princes. L’ouvrage éclaire sur le fonctionnement de la famille royale de l’exil à la Restauration. En ce sens il éclaire des aspects peu connus.


Une revanche française, de la Guerre de sept ans à la guerre d’Amérique, par Henri Ortholan, éditions Bernard Giovanangeli, avec le soutien de la Direction de la mémoire, de la culture et des archives du ministère des Armées et des Anciens combattants.

La guerre d’Amérique est, pour la France, une revanche sur le traité de Paris de 1763, qui conclut la guerre de Sept Ans contre la Grande-Bretagne. Dès 1778, elle se range du côté des Treize colonies et, en 1780, un corps expéditionnaire français mené par le comte de Rochambeau débarque sur le Nouveau Continent. La participation  de la France fait basculer l’issue de la guerre. La victoire qui apporte l’indépendance aux Etats-Unis et permet à la France de restaurer son prestige, La revanche  a été  préparée par Choiseul dès a fin de la Guerre de sept ans, mais aussi par la reconstruction d’une flotte puissante, la réorganisation de l’armée et des actions diplomatiques avisées.

Lauréats 2025 : Marie Dejoux, Pierre-Anne Forcadet, Vincent Martin, Liêm Tuttle

Pour l’édition 2025, la Fondation Maison de Bourbon a décerné son Prix Histoire à Marie Dejoux, Pierre-Anne Forcadet, Vincent Martin, Liêm Tuttle pour leur ouvrage :

La justice de Saint Louis dans l’ombre du chêne

(Editions des PUF, 2024)

La justice de Saint Louis dans l’ombre du chêne propose la première monographie entièrement consacrée à l’exercice de la justice sous le règne de Louis IX. Né de la volonté de croiser et de confronter quatre travaux doctoraux soutenus entre 2012 et 2014, cet ouvrage collectif, rédigé à huit mains, dépasse la simple juxtaposition de recherches individuelles pour offrir une synthèse ambitieuse et renouvelée de la justice louisienne.

Issu du dialogue entre deux disciplines, ce livre est d’abord le fruit d’un décloisonnement méthodologique. Après l’aventure solitaire que constitua chacune des thèses, leurs auteurs ont choisi de faire œuvre commune, de confronter leurs hypothèses, leurs sources et leurs approches, afin de restituer toute la complexité d’une pratique judiciaire au cœur du gouvernement capétien. Il ne s’agit pas seulement d’additionner des savoirs, mais de construire une réflexion collective sur la justice comme expérience politique, institutionnelle et sociale.

Jusqu’aux recherches menées au cours des vingt dernières années — et jusqu’à la parution de ce volume — la justice de saint Louis relevait davantage de la vertu théologale attribuée au souverain canonisé que d’une analyse de sa pratique concrète. Dans l’imaginaire collectif, Louis IX demeure la figure du « bon roi saint Louis », immortalisé rendant la justice sous son chêne de Vincennes, image popularisée par le récit de Jean de Joinville. Pourtant, cette scène repose sur une allusion fugace d’un seul biographe médiéval, quand, dans le même temps, le roi présidait une institution appelée à un destin pluriséculaire : le Parlement de Paris.

En choisissant d’examiner la justice « dans l’ombre du chêne », les auteurs invitent à dépasser la légende pour revenir aux sources, aux procédures, aux acteurs et aux institutions. Ils montrent comment la justice, loin d’être seulement un attribut moral du souverain, fut un instrument de gouvernement, un espace de construction de l’autorité royale et un laboratoire institutionnel majeur du XIIIe siècle.

Ce livre d’histoire de la justice replace ainsi saint Louis non seulement dans la lumière de la sainteté, mais aussi dans la réalité concrète de l’exercice du pouvoir, offrant une contribution décisive à l’histoire politique et juridique du royaume de France.

 

Lauréat 2024 : Professeur Yves Sassier

Pour l’édition 2024, la Fondation Maison de Bourbon a décerné son Prix Histoire au Professeur Yves Sassier pour son ouvrage :

Robert le Pieux – L’enracinement dynastique

(Éditions Fayard)

Historien du droit, spécialiste de l’époque capétienne, Yves Sassier est reconnu comme l’un des meilleurs connaisseurs des débuts de la dynastie. Depuis son ouvrage fondateur Hugues Capet, naissance d’une dynastie publié en 1987, il n’a cessé d’explorer les mécanismes politiques, institutionnels et culturels qui ont permis l’installation durable de la dynastie capétienne.

Son nouveau livre, consacré à Robert II le Pieux, éclaire une période charnière : celle où la jeune dynastie, encore fragile, consolide son pouvoir et s’affirme comme une lignée appelée à régner plusieurs siècles. Par la précision de son analyse et la clarté de son écriture, l’ouvrage s’inscrit pleinement dans l’objectif du Prix Histoire : rendre accessible au plus grand nombre une recherche historique de qualité.

Lauréats 2025 : Marie Dejoux, Pierre-Anne Forcadet, Vincent Martin, Liêm Tuttle

Pour l’édition 2025, la Fondation Maison de Bourbon a décerné son Prix Histoire à Marie Dejoux, Pierre-Anne Forcadet, Vincent Martin, Liêm Tuttle pour leur ouvrage :

La justice de Saint Louis dans l’ombre du chêne

(Editions des PUF, 2024)

La justice de Saint Louis dans l’ombre du chêne propose la première monographie entièrement consacrée à l’exercice de la justice sous le règne de Louis IX. Né de la volonté de croiser et de confronter quatre travaux doctoraux soutenus entre 2012 et 2014, cet ouvrage collectif, rédigé à huit mains, dépasse la simple juxtaposition de recherches individuelles pour offrir une synthèse ambitieuse et renouvelée de la justice louisienne.

Issu du dialogue entre deux disciplines, ce livre est d’abord le fruit d’un décloisonnement méthodologique. Après l’aventure solitaire que constitua chacune des thèses, leurs auteurs ont choisi de faire œuvre commune, de confronter leurs hypothèses, leurs sources et leurs approches, afin de restituer toute la complexité d’une pratique judiciaire au cœur du gouvernement capétien. Il ne s’agit pas seulement d’additionner des savoirs, mais de construire une réflexion collective sur la justice comme expérience politique, institutionnelle et sociale.

Jusqu’aux recherches menées au cours des vingt dernières années — et jusqu’à la parution de ce volume — la justice de saint Louis relevait davantage de la vertu théologale attribuée au souverain canonisé que d’une analyse de sa pratique concrète. Dans l’imaginaire collectif, Louis IX demeure la figure du « bon roi saint Louis », immortalisé rendant la justice sous son chêne de Vincennes, image popularisée par le récit de Jean de Joinville. Pourtant, cette scène repose sur une allusion fugace d’un seul biographe médiéval, quand, dans le même temps, le roi présidait une institution appelée à un destin pluriséculaire : le Parlement de Paris.

En choisissant d’examiner la justice « dans l’ombre du chêne », les auteurs invitent à dépasser la légende pour revenir aux sources, aux procédures, aux acteurs et aux institutions. Ils montrent comment la justice, loin d’être seulement un attribut moral du souverain, fut un instrument de gouvernement, un espace de construction de l’autorité royale et un laboratoire institutionnel majeur du XIIIe siècle.

Ce livre d’histoire de la justice replace ainsi saint Louis non seulement dans la lumière de la sainteté, mais aussi dans la réalité concrète de l’exercice du pouvoir, offrant une contribution décisive à l’histoire politique et juridique du royaume de France.

 

Lauréat 2024 : Professeur Yves Sassier

Pour l’édition 2024, la Fondation Maison de Bourbon a décerné son Prix Histoire au Professeur Yves Sassier pour son ouvrage :

Robert le Pieux – L’enracinement dynastique

(Éditions Fayard)

Historien du droit, spécialiste de l’époque capétienne, Yves Sassier est reconnu comme l’un des meilleurs connaisseurs des débuts de la dynastie. Depuis son ouvrage fondateur Hugues Capet, naissance d’une dynastie publié en 1987, il n’a cessé d’explorer les mécanismes politiques, institutionnels et culturels qui ont permis l’installation durable de la dynastie capétienne.

Son nouveau livre, consacré à Robert II le Pieux, éclaire une période charnière : celle où la jeune dynastie, encore fragile, consolide son pouvoir et s’affirme comme une lignée appelée à régner plusieurs siècles. Par la précision de son analyse et la clarté de son écriture, l’ouvrage s’inscrit pleinement dans l’objectif du Prix Histoire : rendre accessible au plus grand nombre une recherche historique de qualité.

Lauréat 2023 : Jacques Krynen

Le Prix d’Histoire 2023 de la Fondation Maison de Bourbon, couronnant un ouvrage paru en 2022 a été remis à Monsieur le Professeur Jacques Krynen pour son livre

Philippe le Bel – La puissance et la grandeur

(Éditions Gallimard)

Monté sur le trône en 1285, alors que la France vivait la fin d’une extraordinaire période de grandeur et de prospérité, Philippe le Bel introduisit dans l’exercice de la fonction royale des idéaux, des usages et des principes de gouvernement destinés à perdurer jusqu’au règne de ses plus lointains successeurs. C’est en ce sens que Jacques Krynen peut affirmer que Philippe le Bel a réellement « fait de la France ». Ce rôle déterminant dans l’évolution de la monarchie a toujours suscité un intérêt passionné de la part des historiens que ce livre renouvelle. 

Le prix a été remis par M. le duc de Bauffremont, président de la fondation, Maison de Bourbon, lors d’une cérémonie publique tenue à Paris, le samedi 16 septembre 2023 à 18h en l’Hôtel Kerkorlay-Langsdorff, en présence de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou.

Objectifs du Prix Histoire

À travers ce prix, la Fondation Maison de Bourbon souhaite :

  • Valoriser la recherche historique et soutenir celles et ceux qui contribuent à mieux comprendre l’héritage monarchique ;

  • Encourager la diffusion d’ouvrages accessibles au grand public, afin de renforcer l’audience de la recherche ;

  • Mettre en lumière l’héritage des rois de France sous ses formes les plus contemporaines, grâce au travail des historiens d’aujourd’hui ;

  • Favoriser un dialogue renouvelé entre la recherche universitaire et le public.

À propos de la Fondation Maison de Bourbon

Fondée en 2022 et abritée par la Fondation de France, la Fondation Maison de Bourbon est présidée par Monsieur le duc de Bauffremont.
Elle intervient principalement dans deux domaines :

  • La préservation du patrimoine, matériel et immatériel, lié à l’histoire de France ;

  • Le soutien à la recherche, notamment grâce à son Prix de Thèse et son Prix Histoire.

À travers ses actions, elle contribue à entretenir et transmettre une mémoire nationale structurante, en s’appuyant sur le travail rigoureux des historiens et chercheurs contemporains.

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